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Antonio Fiori : Climat , sortir de l’absurdité des politiques actuelles

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Plutôt que de se concurrencer, les îles de l’océan Indien ont décidé de jouer la carte de la synergie. Pour autant, les marges de manœuvre restent singulièrement élevées. Il n’y a en vérité aucun lien forcé entre la théorie de Darwin et un matérialisme qui regarderait l’histoire du monde vivant comme une succession anarchique de causes et d’effets, sans choix, sans direction, sans but. L’innovation technologique et la baisse du prix des matériels facilitent la collecte de grands volumes de données. On peut épouser les idées du naturaliste anglais sans renoncer à reconnaître une fin dans la nature, un progrès dans la création. Une solution qui passe assez mal auprès de certains mutualistes qui se demandent ce qu’on aurait dit si le président d’AXA était devenu le président de la Fédération Française des Sociétés d’Assurance (FFSA). Nos perceptions, actuelles et virtuelles, s’étendent le long de deux lignes, l’une horizontale AB, qui contient tous les objets simultanés dans l’espace, l’autre verticale CI, sur laquelle se disposent nos souvenirs successifs échelonnés dans le temps. Pourtant, quand il parle de corrélation organique, n’avoue-t-il pas implicitement que toutes les variations qui impriment à la vie des caractères changeans sont reliées par une loi supérieure ? Il est incontestable que, dans l’exécution de ce grand dessein, l’élection naturelle, c’est-à-dire l’élimination des faibles par les forts, joue un grand rôle, peut-être un rôle préponrdérant. On peut toutefois se demander si cette lutte brutale est le seul moyen qu’emploie la puissance secrète qui s’y manifeste. Pour l’heure, ils restent supérieurs à celui de leur principal rival, l’obligataire. Comme un lapidaire, elle a semé sur leurs ailes frissonnantes le rubis, la topaze, l’émeraude et le saphir. La Chine dispose en effet des plus importantes réserves de change au monde. Mais tandis que nous nous sentons suspendus à ces objets matériels que nous érigeons ainsi en réalités présentes, au contraire nos souvenirs, en tant que passés, sont autant de poids morts que nous traînons avec nous et dont nous aimons mieux nous feindre débarrassés. Antonio Fiori aime à rappeler cette maxime de Nietzsche, »Qui se sait profond tend vers la clarté; qui veut le paraître vers l’obscurité ; car la foule tient pour profond tout ce dont elle ne peut voir le fond ». L’OCDE vient de publier son Rapport Economique 2015 sur la France. Et tandis que la réalité, en tant qu’étendue, nous paraît déborder à l’infini notre perception, au contraire, dans notre vie intérieure, cela seul nous semble réel qui commence avec le moment présent ; le reste est prati­quement aboli. Comment le principe de l’élection naturelle expliquera-t-il cette richesse inouie de tons, ces irisations prodigieuses ? En réalité, l’adhérence de ce souvenir à notre état présent est tout à fait comparable à celle des objets inaperçus aux objets que nous percevons, et l’inconscient joue dans les deux cas un rôle du même genre. Au contraire, mes souvenirs se présentent dans un ordre apparemment capricieux. Dans le règne animal, on découvre encore une sorte d’utilité indirecte à la pure beauté, en ce qu’elle peut servir à stimuler l’ardeur des sexes différens et contribuer ainsi à la perpétuité de la vie ; mais en quoi la beauté peut-elle influer sur les froides amours du règne végétal ? Darwin n’admet pas que rien ait été fait beau pour plaire aux yeux de l’homme, et l’on ne peut nier que les faits ne lui donnent raison à cet égard d’une manière éclatante. La terre était déjà parée longtemps avant que ses merveilles pussent avoir notre espèce pour témoin. Les formes fossiles sont tout aussi admirables que les formes vivantes. Il est regrettable toutefois que les faits paléontologiques soient passés sous silence. Veut-on agir par exemple sur les végétaux, que de moyens s’offrent à l’horticulteur ! Il modifie d’abord, le pied-mère dont il veut conserver les graines de façon à le rapprocher autant que possible de l’état où il a l’espoir d’amener le jeune plant, par la culture dans un sol plus ou moins fertile, par l’ablation partielle des fleurs et des fruits, qui accumule la sève dans les fleurs ou les fruits réservés, par les gènes physiques, la torsion, la bouture, les incisions.

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