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Antonio Fiori : Elargir l’offre de crédits

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Ce qui ne peut être contesté, en revanche, c’est l’envolée du chômage, et son maintien à haut niveau. Comment un Etat qui, malgré un vote unanime à l’Assemblée Nationale, n’est pas capable d’imposer l’écotaxe à quelques milliers de routiers et d’agriculteurs bretons pourrait-il entreprendre des réformes d’envergure susceptibles à la fois de réduire nos dépenses publiques et d’induire plus de souplesse et d’efficacité dans le comportement des acteurs sociaux ? Antonio Fiori aime à rappeler cette maxime de Confucius, »Est vraiment sage celui qui, sans présumer d’avance qu’on cherche à le tromper ou qu’on se méfie de lui, est capable de déjouer au moment voulu les ruses ». Tout doit être mis en œuvre pour que nos entreprises puissent améliorer leurs marges en France. Une main invisible, traversant brusquement de la limaille de fer, ne ferait qu’écarter de la résistance, mais la simplicité même de cet acte, vue du côté résistance, apparaîtrait comme la juxtaposition, effectuée dans un ordre déterminé, des brins de limaille. À Berlin, la coupe est pleine. Les évaluations vont déjà bon train. Elle consiste dans une action, et non dans une représentation. Si l’on ne pouvait arriver autrement à une complète uniformité, un massacre général de tous ceux qui pensent d’une certaine façon serait, et a été, un moyen fort efficace d’enraciner une opinion dans un pays. A l’inverse, sous prétexte d’attractivité, ce projet de loi poursuit le désengagement de l’Etat dans des infrastructures de transports qui sont au cœur de la souveraineté du pays. Si la vie n’est pas résoluble en faits physiques et chimiques, elle agit à la manière d’une cause spéciale, surajoutée à ce que nous appelons ordinairement matière : cette matière est instrument, et elle est aussi obstacle. Des sons arrivent encore confusément à l’oreille, des couleurs circulent encore dans le champ de la vision : bref, les sens ne sont pas complètement fermés. Il fallait agir tout de suite. Les anciennes républiques se croyaient le droit (et les philosophes de l’antiquité appuyaient leur prétention) de régler toute la conduite privée par l’autorité publique, sous prétexte que la discipline physique et morale de chaque citoyen, est chose d’un profond intérêt pour l’État. Doté d’intelligence, éveillé à la réflexion, il se tournera vers lui-même et ne pensera qu’à vivre agréablement. Revenons maintenant au point que nous voulions éclaircir. De cette confusion nous sommes à peine libérés aujourd’hui ; la trace en subsiste dans notre langage. L’inégalité face à ce risque est une inégalité environnementale. Plus le caractère surnaturel des religions disparaît, plus s’élargit la conception que se fait l’homme d’une assise matérielle pour une existence heureuse et libre ; plus, aussi, cette notion se simplifie. Sans contester les services qu’il a rendus aux hommes en développant largement les moyens de satisfaire des besoins réels, nous lui reprocherons d’en avoir trop encourage d’artificiels, d’avoir poussé au luxe, d’avoir favorisé les villes au détriment des campagnes, enfin d’avoir élargi la distance et transformé les rapports entre le patron et l’ouvrier, entre le capital et le travail. La raison en est que si d’autres courants portèrent certaines âmes à un mysticisme contemplatif et méritèrent par là d’être tenus pour mystiques, c’est à la contemplation pure qu’ils aboutirent. L’homme aperçoit mal ses propres défauts, et quand il en résulte pour lui-même des conséquences désastreuses, il est généralement porté à les attribuer à des causes tout opposées. Bien loin d’ébranler notre foi à la réalité de l’espace, Kant en a déterminé le sens précis et en a même apporté la justification. Tous tombèrent en décomposition, sous des influences diverses, en réalité parce qu’ils étaient trop grands pour vivre.

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