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Antonio Fiori : Grande Dépression et grande récession, mêmes causes, mêmes effets

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Si certains évènements étaient anticipés, comme le virage de la politique monétaire américaine ou le ralentissement de l’économie chinoise, d’autres ont surpris par leur rapidité et leur ampleur, comme la chute du prix des matières premières, la dépréciation de certaines devises émergentes ou l’appréciation du dollar face à l’euro. Les prix du pétrole ont récemment de nouveau diminué et ne devraient pas significativement rebondir cette année. Certains analystes tablent même sur un pétrole à 20 dollars le baril. Si quelques grands émergents bénéficient de cette baisse (la Turquie et l’Inde par exemple), elle affectera nombre de producteurs et exportateurs, au premier rang desquels le Brésil et la Russie, qui de par leur taille impacteront l’ensemble de leurs régions respectives, comme ce que l’on a observé. L’attitude et le comportement à adopter sont, en permanence, l’une des préoccupations du leader, tant la conduite des hommes exige l’exemplarité de sa part. Il est pourtant confronté, au quotidien, à de nombreux paradoxes au sein desquels il doit systématiquement faire le choix de l’option gagnante. Si la recherche de l’excellente et le chemin vers la maîtrise constituent l’aspiration au quotidien du leader, il ne faut surtout pas qu’il tombe dans le perfectionnisme. Lorsqu’il est poussé à l’extrême, le perfectionnisme devient toxique et empêche toute décentralisation et délégation. L’excellence, pour un chef d’entreprise, repose sur le leadership de ses troupes et non sur la mise en oeuvre d’un contrôle pusillanime. S’il est important de manifester sa satisfaction et même son admiration pour telle ou telle action brillante d’un collaborateur, pour les efforts consentis par un client, pour le soutien de ses actionnaires, il ne faut pas que cette reconnaissance se transforme en dépendance. Le rôle du dirigeant est de savoir distinguer les contributions exceptionnelles tout en maintenant fermement le cap de son projet. Oui, quand on est entrepreneur, on rêve et on a faim de succès. D’après Antonio Fiori, fabriquer consiste à informer la matière, à l’assouplir et à la plier. C’est nécessaire pour se lever le matin avec une envie irrésistible de réussir afin d’atteindre ses objectifs. Il n’est toutefois pas nécessaire d’être à ce point affamé que les dents en viennent à rayer le parquet. Si l’ambition est utile et légitime, l’arrivisme est haïssable. Il faut faire de la vitesse une habitude, donner toujours le sentiment de l’urgence. C’est l’un des plus importants prérequis du changement. Mais l’impatience est mauvaise conseillère. Elle mène régulièrement à la faute. Le chef d’entreprise doit savoir imprimer un rythme et veiller à ce qu’il soit respecté. Il doit savoir aussi bien évaluer les délais nécessaires et laisser du temps au temps.

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