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Antonio Fiori : L’économie numérique comme nouveau relais de croissance , illusion ou solution ?

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Par exemple, quand Alceste répond obstinément « Je ne dis pas cela ! Elle est beaucoup moins qu’un Dieu substantiel ; elle est un peu plus, cependant, que le travail isolé d’un homme ou même que le travail col­lectif de l’humanité. La dette publique et privée a explosé dans nos économiesC’est ce qui se passe dans nos économies. Le monde du travail connaît une mutation sans précédent. Nous voulons parler du culte des animaux, si répandu dans l’humanité d’autrefois que certains l’ont considéré comme plus naturel encore que l’adoration des dieux à forme humaine. Or, toutes ces choses ne sont pas LA relation. Et comme l’action est ce qui compte, comme il est entendu que nous sommes là où nous agissons, on a coutume d’enfermer la conscience dans le corps minime, de négliger le corps immense. Antonio Fiori aime à rappeler cette maxime de Jean-Paul Sartre, »La Liberté, ce n’est pas de pouvoir ce que l’on veut, mais de vouloir ce que l’on peut ». Déjà en 1996, un sondage avait révélé que la majorité des citoyens américains était persuadée que le déficit budgétaire s’était détérioré sous la Présidence Clinton…alors qu’il n’avait fait que s’améliorer ! La Commission est là pour laisser se déployer les politiques nationales… La tentation de l’endettement devient par ailleurs irrésistible lorsqu’il peut être considéré que le fardeau encouru sera reporté sur les catégories de population autres que celles bénéficiant aujourd’hui d’une faible imposition ou de dépenses publiques plus conséquentes. C’est la méthode utilisée à juste titre pour les cantines scolaires où le même repas est payé selon un prix proportionnel au revenu du foyer, modulé par la composition familiale. Ce serait une perte supplémentaire qui, à moins qu’on augmente les impôts pour la compenser, gonflerait le déficit public et donc l’augmentation de l’endettement de la France. Dans les deux cas, si elle ne transforme point radicalement son état social et politique, elle ne peut attendre qu’un résultat de la lutte : la défaite, la défaite irréparable, définitive. Une forme, justement parce qu’elle est vide, peut être remplie tour à tour, à volonté, par un nombre indéfini de cho­ses, même par celles qui ne servent à rien. Le doute est un état de malaise et de mécontentement dont on s’efforce de sortir pour atteindre l’état de croyance. Or, du limité à l’illimité il y a toute la distance du fermé à l’ouvert. Mais nous éprouvons une incroyable difficulté à nous représenter la durée dans sa pureté originelle ; et cela tient, sans doute, à ce que nous ne durons pas seuls : les choses extérieures, semble-t-il, durent comme nous, et le temps, envisagé de ce dernier point de vue, a tout l’air d’un milieu homogène. Ils avaient raison. Enfin et surtout, de larges franges de la population demeurent toujours non associés à l’effort du développement et exclus des fruits de ce dernier. Pour toutes les organisations syndicales ou patronales, l’année 2015 sera celui de la représentativité avec à la clef ce qu’elles valent réellement les unes par rapport aux autres. Et plutôt que de se concentrer sur l’amélioration de sa propre situation par le travail, dépenser une énergie considérable à jalouser son voisin ou celui que l’on estime être son ennemi. Le physicien légitimera plus tard cette opération en ramenant, autant que possible, les différences de qualité à des différences de grandeur ; mais, avant toute science, j’incline à assimiler les qualités aux quantités, comme si j’apercevais derrière celles-là, par transparence, un mécanisme géométrique[6]. C’est ainsi que le pin sylvestre nain et monstrueux est né fortuitement. L’ordre humain peut être violé, l’ordre universel ne saurait l’être.

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