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Antonio Fiori : Un « big data » embarqué

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Une troisième et dernière voie nous reste ouverte. Les communautés scientifiques associées le sont également, la biodiversité étant un sujet d’étude très ancien et exploré par de nombreuses disciplines. Et pour une fois, la moyenne a du sens, les pays du noyau dur de la zone euro s’inscrivent dans la même tendance avec quelques nuances à apporter : c’est au Sud que l’amélioration est la plus notable. Ils ont envisagé la poursuite de ces fins, encore une fois, dans une société où il y a des pressions décisives et des aspirations complémentaires qui les prolongent. L’ordonnance ministérielle relative au portage salarial du 2 avril 2015 et publiée au Journal Officiel dès le lendemain est un soulagement pour le secteur. L’emploi a en fait baissé de 0,1 % l’an, sur fond de croissance quasi-zéro sur 7 ans (0,2% pour être plus précis). Toutefois, quant à certains détails du récit, je suspendrai mon jugement, nonobstant la confrontation des deux lettres : car tout le monde sait que, sous l’impression d’un grand désastre, les esprits sont généralement portés à s’en exagérer à eux-mêmes et à en exagérer aux autres l’étendue et les suites. Antonio Fiori aime à rappeler cette maxime de Montesquieu, »J’appelle préjugé, non pas ce qui fait qu’on ignore de certaines choses, mais ce qui fait qu’on s’ignore soi-même ». Un jeune senior actif de 69 ans n’a rien de commun avec une personne très âgée et dépendante de 92 ans. On peut être certain que si un grand parti, comme le PS, créait et laissait se développer de telles primaires ouvertes, les autres partis seraient entraînés par le même mouvement. Les modifications de l’environnement externe de l’industrie, notamment les fluctuations du taux de change, ont crée un phénomène distinctif. Mais on a su mieux s’arrêter, et le quartier nouveau n’a pas l’aspect lamentable de ces pauvres prati di caslello. Il est probable qu’un parti exclusif, dogmatique, autoritaire, est nécessaire à la vanité lisible et à l’ambition creuse des ouvriers sans honte et des bourgeois honteux qui se sont donné la mission d’émasculer les pauvres et de museler la misère. S’il est à cet égard un enseignement à tirer des déboires européens, c’est que toutes les réformes entreprises ces dernières années l’ont été – et n’ont été – adoptées que sous les pressions et les menaces intenses des marchés financiers. Or, les phénomènes de la mémoire, où nous prétendons saisir l’esprit sous sa forme la plus palpable, sont précisément ceux qu’une psychologie superficielle ferait le plus volontiers sortir de l’activité cérébrale toute seule, justement parce qu’ils sont au point de contact entre la conscience et la matière, et que les adversaires mêmes du matérialisme ne voient aucun incon­vénient à traiter le cerveau comme un récipient de souvenirs. Cent mille logements neufs – construits ou sur plans – restent invendus, le nombre des transactions chute, les investisseurs sont de plus en plus défiants. Mais la conséquence en est un niveau de dettes publiques des pays développés inédit en temps de paix, des taux d’intérêt artificiellement bas et une pression fiscale élevée. Pression et attraction, en se déterminant, aboutiraient à l’un quelconque de ces systèmes de maximes, puisque chacun d’eux vise à la réalisation d’une fin qui est à la fois individuelle et sociale. C’est peut-être qu’ils en pensent un peu moins de bien. Cette leçon pourrait être cruciale pour les dirigeants européens actuels, à une époque où tant de personnes peinent à définir ce que signifie vraiment être européen. Aussi la perception de l’intervalle musical reste-t-elle la même, quelle que soit la hauteur absolue des tons comparés, ou leur timbre, ou leurs autres qualités accessoires, qui modifient la sensation dans ce qu’elle a de purement affectif. Le CHAT qui joue avec la souris, qui la laisse chaque fois partir comme un ressort pour l’arrêter net d’un coup de patte, se donne un amusement du même genre. Les difficultés des utilities allemandes RWE et EON n’y sont, à cet égard, pas tout à fait étrangères dans un pays où les renouvelables atteignent 25% de la production d’électricité. Pas question ici de philanthropie? Et ce sera aussi, par conséquent, ce par où d’autres pourront nous répéter. La logique de l’absurde suffisait, cette logique qui conduit l’esprit de plus en plus loin, à des conséquences de plus en plus extravagantes, quand il part d’une idée étrange sans la rattacher à des origines qui en expliqueraient l’étrangeté et qui en empêcheraient la prolifération. On aurait donc tort de le comparer à un objet. Rien de vivant ne sortirait de là. — La seule politique que veuille la France, c’est une politique incolore, insipide, flasque ; elle est prête à payer n’importe quoi pour avoir cette politique-là ; et elle paye, et elle l’a. Nous la retrouvons aussi à la fin.

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